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L’Islam et le MensongeAuteur : Abdullah Al ArabyComme la
plupart des religions, l’Islam, en général, interdit le mensonge. Le Coran dit : «Dieu ne dirige pas les transgresseurs
et les menteurs» (Sourate 40, Verset 29).
Dans le Hadith, on trouve la citation de Muhammad : «Soyez honnetes parce que l’honnêteté
conduit à la bonté et la bonté conduit au Paradis. Méfiez-vous de la fausseté parce qu’elle
conduit à l’immoralité et l’immoralité conduit à
l’enfer.» Cependant, à l’opposé de la plupart des religions, il y a
certains cas, dans la religion musulmane, dans lesquels le mensonge est non
seulement toléré, mais, en fait, recommandé. Le livre de l’érudit musulman Afif A.
Tabbarah intitulé «L’Esprit de l’Islam» a pour but de promouvoir cette
religion. À la page 247, Tabbarah
déclare : «mentir n’est pas
toujours une mauvaise chose, bien sûr ; il y a des occasions dans
lesquelles dire un mensonge est plus profitable, meilleur pour le bien-être
général et pour la réconciliation entre les gens que dire la vérité. C’est pour çà que le Prophète dit que
celui qui (à l’aide du mensonge) amène les gens à la réconciliation, fait le
bien ou dit une bonne parole, n’est pas coupable de
fausseté.» Pour
explorer cette duplicité troublante dans la religion musulmane, nous examinerons
d’abord quelques exemples de l’histoire récente aussi bien qu’ancienne. Ces exemples montrent que le mensonge
est une tactique commune parmi les membres du clergé et les hommes d’État
musulmans. En Juin
1 967, l’Égypte fut vaincue par Israël et perdit la péninsule du Sinaï lors de
la « Guerre des 6 Jours ».
Après cela, le but essentiel de l’Égypte devint de regagner le territoire
perdu. Le Président Nasser, et
ensuite, le Président Sadat, adoptèrent le slogan : « aucune voix ne s’élèvera au
dessus de la voix de la Bataille ». Les soldats appelés en 67 furent gardés
en état d’alerte dans l’armée en prévision d’une « bataille »
proche. Néanmoins, les années
passèrent et les Égyptiens devinrent mécontents de ces vaines promesses et de
cette situation « ni paix, ni guerre ». Sadat proclama enfin solennellement que
1 972 serait l’année de la Bataille tant attendue. Tout au long de l’année, il
répéta : « Je vous
jure sur mon honneur que cette année ne passera pas sans
que nous declenchions la Bataille ». On le crut parce qu’il risquait, par
serment, sa réputation et son honneur.
À la stupéfaction générale, l’année passa sans un seul coup de feu. Beaucoup donc, à l’intérieur de l’Égypte
comme à l’étranger, commençèrent a le traiter de bloffeur. Opinion confirmée d’ailleurs par ce qui
se passa l’année d’après, en 1973 où il ne fit aucune mention de son serment sur
la Bataille. De nombreux conscrits
furent renvoyés chez eux et beaucoup d’officiers obtinrent des permissions. C’est alors que, sans avertissement, en
octobre 73, Sadat lança l’attaque et ce fut le début de la guerre du Yom
Kippour. En tant
que chef militaire, Sadat était censé user de surprise pour duper l’ennemi. En tant que Musulman pieux, il n’avait
pas à se préoccuper d’un serment non tenu.
Il comprenait que l’histoire et l’enseignement de l’Islam l’exemptaient
de toute responsabilité spirituelle quand il basait une manœuvre de stratégie
militaire sur des mensonges. On
trouve la preuve de cela dans beaucoup d’exemples tirés de la vie même de
Mahomet. Souvent il mentit et
ordonna à ses adhérents d’en faire de même. Les chances de succès des missions ayant
pour but de répandre l’influence de l’Islam annulait, à son avis, le
commandement initial d’Allah contre le mensonge. Un bon exemple de mensonge approuvé par
Mahomet est fourni par le récit de l’assassinat de Kaab Ibn al-Ashraf, membre de
la tribu juive des Banu al-Nudair.
Il lui avait été rapporté que Kaab s’était montré favorable aux
Kusaishites lors de la bataille que ceux-ci avaient montée contre lui. De plus (et ceci le rendit encore plus
furieux), on disait que Kaab avait récité des poèmes d’amour à des femmes
musulmanes. Mahomet demanda donc
des volontaires des volontaires qui le debarrasseraient de Kaab Ibn
al-Ashraf. Selon lui, Kaab avait
« nui à Allah et à son Apôtre ».
À l’époque, Kaab Ibn al-Ashraf et sa tribu étaient puissants et il
n’était donc pas façile pour un inconnu de s’infiltrer et d’exécuter cette
tâche. Un Musulman nommé Ibn
Muslima se porta volontaire pour ce projet meurtrier à condition que Mahomet lui
permette de mentir. Avec le
consentiment de celui-ci donc, Ibn Muslima alla trouver Kaab et lui raconta des
histoires, prétendant avoir du ressentiment contre Mahomet. Une fois qu’il eut gagné la confiance de
Kaab, il l’invita un soir, par la ruse, à quitter sa maison et, dans un endroit
sombre et désert, le tua. Le récit
du meurtre de Shaaban Ibn Khalid al-Hazly offre un exemple semblable. On disait que Shaaban était en train de
monter une armée pour combattre Mahomet.
En représailles, celui-ci ordonna à Abdullah Ibn Anis de tuer
Shabaan. Encore une fois, le futur
assassin demanda au prophète la permission de mentir. Celui-ci donna son accord et commanda au
meurtrier de prétendre qu’il faisait partie du clan des Khazaa. Quand Shaaban vit arriver Abdullah, il
lui demanda : « de quelle tribu es-tu ? » Abdullah répondit « celle des
Khazaa ». Il ajouta
alors : « j’ai entendu
dire que tu es en train de lever une armée pour combattre Mahomet et je suis
venu vous joindre. » Abdullah
commença à se promener avec Shaaban, lui racontant que Mahomet prêchait
l’hérésie, critiquait les patriarches arabes et détruisait leur espoir. Tout en continuant à parler, ils
arrivèrent à la tente de Shaaban.
Les compagnons de celui-ci s’éloignèrent et Shaaban invita Abdullah à
venir se reposer à l’intérieur.
Quand tout devint silencieux et qu’il sentit que tout le monde dormait,
celui-ci trancha la tête de Shaaban et la porta en trophée à Mahomet. Quand il aperçut Abdullah, Mahomet
s’écria en jubilant :
« Ton visage a triomphé (aflaha al-wajho) ». Abdullah retourna son salut en
disant : « C’est ton
visage, apôtre d’Allah, qui a triomphé (aflaha wajhoka, ye rasoul
Allah) ». Les conditions du mensonge dans la religion musulmaneLa
plupart des Musulmans connaissent les principes de l’Islam qui justifient le
mensonge quand il leur paraît nécessaire.
Parmi ceux-ci, on trouve :
Ces
principes dérivent de passages du Coran et du
Hadith. Dans le
Coran, Allah est censé avoir
dit : « Il ne vous châtiera pas pour un serment
inconsidéré, mais il vous châtiera si vous manquez à un engagement
réfléchi. L’infraction commise
coûtera la nourriture de dix pauvres, nourriture de qualité moyenne et telle que
vous la donnez à vos familles, ou bien leur vêtement, ou bien l’affranchissement
d’un esclave. Celui qui sera hors
d’état de satisfaire à cette peine jeûnera trois jours. Telle sera l’expiation de votre serment
si vous avez juré. Observez donc
vos serments. C’est ainsi que Dieu
vous manifeste ses signes, afin que vous soyez reconnaissants. » (V,
91) « Dieu ne vous punira point pour une parole
inconsidérée dans vos serments, il vous punira pour les œuvres de vos
cœurs. Il est clément et
miséricordieux. » (II, 225) « Quiconque, après avoir cru, redevient
infidèle (à moins qu’il ne soit pas contraint et que son cœur ne reste ferme
dans la foi) ne sera point coupable ; mais la colère de Dieu s’appesantira
sur celui qui ouvre son cœur pour l’infidélité, et un châtiment terrible
l’attend. » (XVI, 109) Le
célèbre commentateur musulman, Al-Tabary explique que ce dernier verset a été
révélé après que Mahomet ait appris qu’Ammar Ibn Yasser, kidnappé par la tribu
des Banu Moghera, avait été forcé de renier sa foi en Mahomet. Celui-ci le consola en lui disant
« s’ils ont tourné, tu tournes » (explication : s’ils te capturent de nouveau, il t’est
permis de me renier de nouveau). Ces passages du Coran et d’autres dans la même veine révèlent clairement que, pour le Musulman, le mensonge non-intentionnel est pardonnable et que même le mensonge intentionnel peut être absous si on exécute certaines pratiques supplémentaires. Il est clair aussi qu’un Musulmant peut mentir sous serment et peut même renier sa foi en Allah pourvu que, dans son cœur, il maintienne sa profession de foi. Dans le Hadith, Mahomet insiste sur les mêmes concepts. Dans Ehiaa Oloum al-Din, par l,érudit
musulman Al-Ghazali, vol.3, nous lisons (Vol. 3 ; p.
284-287) : « Une des filles de Mahomet, Umm
Kalthoum, témoigne qu’elle n’a jamais entendu l’apôtre d’Allah approuver le
mensonge, sauf dans les 3 situations
suivantes :
1 – pour la réconciliation entre les
individus
2 – en cas de guerre
3 – entre les époux, pour préserver la paix
familiale Dans un
passage du Hadith, Mahomet déclare « les fils d’Adam doivent rendre compte
de tous mensonges sauf ceux commis pour produire la réconciliation entre
Musulmans. » Dans un
autre passage, on lit « Aba Kahl, obtient la réconciliation entre les
gens. » (Autrement dit, même
par le mensonge) La
citation suivante prouve que le prophète permettait le mensonge dans des
situations nombreuses et variées…
« Les fils d’Adam doivent rendre compte de tous leurs mensonges sauf
dans ces cas-ci : pendant la
guerre (parce que la guerre est une tromperie), quand il s’agit de faire la paix
entre deux hommes qui se querellent, et quand un homme veut apaiser sa
femme. » Le principe d’Al-TakeyyaLe mot
arabe « Takeyya » signifie « empêcher » ou « se
protéger ». Le principe d’Al
Takeyya signifie qu’il est permis à un Musulman de mentir comme mesure
préventive quand il prévoit l’avènement de quelque chose de nuisible, soit à
lui-même soit à d’autres Musulmans.
Ce principe le rend libre de mentir dans les circonstances de vie ou de
mort. Il peut même renier sa foi,
tant qu’il ne le fait pas du cœur.
Al Takeyya est basé sur le verset coranique
suivant : « Que les croyants ne prennent point pour alliés des
infidèles plutôt que des croyants.
Ceux qui le feraient ne doivent rien espérer de la part de Dieu, à
moins que vous n’ayez à craindre quelque chose de leur côté. Dieu vous avertit de le
craindre : car c’est auprès de
lui que vous retournerez. » (III,
27) D’après
ce verset donc, un Musulman peut prétendre être l’ami d’infidèles (ce qui est
interdit par la doctrine islamique) et se montrer d’accord avec leur infidélité
pour éviter que ceux-ci ne lui portent tort. Il lui est aussi permis d’agir
contrairement à sa foi (à l’exclusion du meurtre) s’il se trouve menacé. Par exemple, les actions suivantes
seraient acceptables :
Les
Implications du Principe d’Al Takeyya Malheureusement, dans tout rapport avec des Musulmans, on
doit se rappeler qu’ils peuvent faire des déclarations apparemment sincères tout
en ayant en esprit un but complètement opposé. Il est clair que l’Islam permet à ses
adhérents de mentir en toutes circonstances où ils perçoivent un danger aussi
bien pour eux-mêmes que pour leur religion. En
matière de politique internationale, la question se pose : peut-on faire confiance aux nations
islamiques et s’attendre à ce qu’elles soient fidèles aux traités signés avec
des nations non-islamiques ?
Il est bien connu que la foi musulmane permet à ses adhérents d’accepter
presque n’importe quoi lorsqu’ils sont faibles. Une fois qu’ils ont regagné des forces,
ils renient leurs promesses passées. L’approbation du mensonge quand il a pour but de
favoriser la cause de l’Islam est un principe qui a de graves conséquences quand
on considère l’expansion de l’Islam en Occident. Les activistes musulmans emploient des
tactiques mensongères pour donner à l’Islam une apparence plus attrayante et
donc plus à même d’amener à la conversion.
Ils évitent soigneusement, cachent, ou omettent de mentionner tout ce qui
est négatif parmi les textes ou doctrines
islamiques. Un bon
exemple de ce genre de tromperie, c’est que les activistes musulmans citent
toujours les passages du Coran datant de la période où Mahomet exerçait son
ministère à la Mecque. Ces textes
sont pacifiques et exemplifient la tolérance envers ceux qui n’adhèrent pas à
l’Islam. Ils sont pourtant tout à
fait conscients du fait que la plupart de ces passages ont été abrogés
(c’est-à-dire annulés et remplacés) par des passages reçus après l’émigration à
Médine. Les versets de remplacement
reflètent les préjugés et l’intolérance et souscrivent à l’intolérance envers
les incroyants. En conclusion, il faut absolument comprendre que les dirigeants musulmans peuvent se servir de cette ambiguité dans leur religion pour se dégager en bonne conscience de toute promesse. Il est important aussi de savoir que ce qui est dit dans le but de propager l'Islam n'est pas toujours l'entière vérité. Quand on a affaire à des Musulmans, ce qui compte n'est pas ce qu'ils disent mais leurs intentions réelles, dans leurs cœurs mêmes.
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